Nous vous invitons aujourd’hui à découvrir la femme d’affaires derrière l’entreprise Frenzr.

Comment êtes-vous devenue entrepreneure? 

À l’âge de 16 ans, j’ai commencé à créer des vidéos de beauté/mode pour YouTube. Rapidement, j’ai commencé à m’établir parmi les créatrices de contenu de mon genre, avoir un nombre d’écoutes significativement élevé et je suis par la suite devenue partenaire YouTube. Ce que cela veut dire réellement, c’est que la plateforme va positionner des publicités sur mes vidéos et à chaque clic, j’ai un très petit montant en retour. Bien sûr, les petits montants s’accumulaient, et après un moment (souvent après 3 mois), YouTube m’envoyait un chèque. C’est à ce moment là que j’ai compris ce que cela voulait dire de « vivre de son art ». Rapidement par la suite, je suis devenue photographe. Encore une fois, je n’avais pas d’éducation mais je passais des journées et des nuits à me pratiquer en prise de vue ainsi qu’en retouche. Je me souviens de mon premier contrat de portraits, pour lequel j’ai chargé 40 $.

Quelques années plus tard, j’ai réalisé mes études en médias interactifs et Web TV, pour ensuite aller à l’université en publicité. Après mes études, j’ai pu me trouver un emploi que j’ai adoré et j’ai longtemps pensé qu’il s’agissait de l’emploi de mes rêves – et de celui-ci, j’ai beaucoup appris. Ce que j’ai appris le plus, c’est que j’ai le besoin de créer et de faire. Voici comment s’est lancée l’idée de mon agence. En fait, j’ai travaillé à mon compte pour un très bref moment en tant que gestionnaire et créatrice de contenu pour les médias sociaux de quelques petites entreprises basées de Montréal, mais encore une fois, j’ai dû apprendre! Et voilà que j’ai compris que j’avais besoin d’une équipe et que ma vision ne pourrait pas s’exécuter en étant seule. Donc, me voilà juste 3 mois après que j’aie quitté mon  »emploi de rêve », avec une employée de bureau toute à nous. Frenzr est né!

Vous destiniez-vous à devenir entrepreneure?

Je ne crois que pas que c’est quelque chose que j’ai toujours su, malgré que récemment j’ai croisé un ami du cégep qui me disait comment je lui parlais dans les mêmes termes de ce que je suis en train de créer maintenant, mais il y a des années. Ce que je sais, c’est que j’ai toujours eu un plaisir de créer : des marques, une vision, une approche, des expériences. « The rest is history », comme ils disent.

Quel a été votre plus grand défi en affaires à ce jour?

Continuellement réinventer son modèle d’affaires pour s’adapter à nos clients et non envers notre compétition. La compétition est là et elle y sera pour toujours. Par contre, ce n’est pas du tout quelque chose qui m’intéresse. La compétition est super saine selon moi, elle permet à la croissance de mon industrie. Souvent, on me demande comment ça se fait que je ne regarde pas ce que ma compétition fait. La réponse est simple : notre obsession est toujours notre client, pas notre compétition.

 Selon vous, est-il encore difficile d’être une femme en affaires?

Notre industrie (marketing/médias sociaux) est très inclusive – au début de ma carrière en tant qu’entrepreneure, c’est quelque chose que je ressentais plus.

Quels conseils donneriez-vous à une personne qui veut se partir en affaires? 

De commencer – tout simplement.

On peut toujours s’améliorer et bâtir par-dessus, tout est une question de temps. Mais il n’y a pas de meilleur moment pour commencer. C’est maintenant.

Aussi, un conseil que je donne souvent c’est d’arrêter d’essayer d’être parfait. La perfection n’existe pas et j’ai remarqué qu’il s’agit du plus gros élément qui bloque beaucoup d’entrepreneurs.

Avez-vous un livre à conseiller à toute personne qui désire développer son côté entrepreneurial?

Je crois que les ressources de livres intéressants pour développer son côté entrepreneurial sont faciles à trouver en ligne, donc je ne m’avancerai pas là dedans. Par contre, je conseillerais le côté interpersonnel et la connexion avec d’autres gens en affaires pour justement développer l’esprit d’affaires! Comment? Les réseaux sociaux. Un message peut aller très loin. Sinon, les cafés sont un super bel endroit pour rencontrer d’autres entrepreneurs! De là, on peut établir énormément de connexions et lier des relations d’affaires! Les conversations entre entrepreneurs sont toujours remplies d’informations sur les succès, mais aussi sur les erreurs à ne plus refaire!

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