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Entrevue d’entrepreneure – Marie-Eve Drolet – Drolette

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Nous vous invitons aujourd’hui à découvrir la femme d’affaires derrière l’entreprise Drolette – Marie-Eve Drolet.

 

Drolette offre des services pour bâtir des supers sites web bien référencés, coacher en gestion des médias sociaux et conseiller en web pour un démarrage d’entreprise.

 

(Source : Drolette.co)

 

Comment en êtes-vous venue à vouloir devenir entrepreneure?

 

C’est très drôle cette histoire-là.

 

Jamais, je dis bien JAMAIS, je n’aurais pensé devenir une entrepreneure.

 

Je croyais que je n’avais pas les reins assez solides, que je n’avais pas les qualités requises pour démarrer ma propre business.

 

Durant mes 5 ans chez Québec en Forme comme stratège web, j’ai eu la chance d’avoir un mentor, Alain. Dès la fin de la première année, Alain me demandait si j’avais l’intention de devenir entrepreneure. « Marie, tu as tout d’une entrepreneure, tu vas le devenir un jour, je te le promets ».

 

J’y croyais pas.

 

Je niais.

 

Je ne voulais pas.

 

Et Popoyo, un petit village du Nicaragua, est arrivé dans ma vie. Je suis tombée en amour avec l’endroit en venant en voyage avec des amies pour quelques jours. Après ce voyage (qui date de 2 ans), de retour au Québec, je ne voyais plus les choses pareilles, le rythme de vie du Nicaragua et le peuple là-bas m’appelaient. J’avais envie de trouver LE moyen qui me rendrait autonome pour vivre dans le village de Popoyo. Je me suis mise à travailler sur un « plan » à tous les soirs, après mes chiffres chez Québec en Forme, un plan de moi comme consultante en web. Un plan réaliste qui se tient debout.

 

Je suis revenue à Popoyo quelques mois plus tard, avec mon plan en tête. J’ai travaillé pour l’hôtel Cafe con Leche en prenant mes pauses de chiffres au Front desk pour apprendre à designer des sites web, parce que je me disais que je pourrais créer des sites web pour les hôtels du village. J’ai lâché ma job chez Québec en Forme en appelant ma boss, du Nicaragua. Je ne suis pas revenue au Québec. J’ai fondé Drolette –  ma compagnie de consultation en web – en mai 2017.

 

 

Finalement, de fil en aiguille, j’ai décroché des mandats du Québec de conception de sites web et de stratégies web avec Drolette. J’ai également fait plusieurs sites web d’hôtels du Nicaragua, mais ce qui fonctionne le mieux ce sont les mandats québécois pour le moment. Je remercie la vie d’avoir la chance de travailler avec des entrepreneurs dévoués avec qui j’apprécie beaucoup collaborer. Je peux mettre des heures dans des mandats et je me sens comme si je n’ai pas vraiment travaillé !

 

 

Quel conseil auriez-vous à donner à une personne qui veut se lancer en affaires?

 

Demande-toi ce qui te passionne dans la vie, ce qui ne te force pas le matin de te lever pour faire ça. Identifie-le très bien. Demande-toi où sont tes forces et trouve des alliés pour t’aider dans tes faiblesses. Trouve le moyen de travailler pour que cette passion fleurisse. Mets tous les efforts nécessaires. Reste vrai et authentique dans le processus et écoute tes intuitions d’entrepreneur. Fonce dans le tas!

 

Reste vrai et authentique dans le processus et écoute tes intuitions d’entrepreneur. Fonce dans le tas!

 

 

 

Si vous aviez un livre à conseiller à un entrepreneur, ce serait?

 

Comme entrepreneur, nous avons tous des forces et des faiblesses. Ma faiblesse est les finances. J’ai beaucoup apprécié lire : Père riche, père pauvre. Je le recommande.

 

Sinon, j’amorce la lecture d’une recommandation d’un ami : The E-Myth Revisited: Why Most Small Businesses Don’t Work and What to Do About It, je pense que ça va être très bon!

 

 

Que pensez-vous que l’on doit faire pour augmenter l’entrepreneuriat au Québec?


Enseigner aux jeunes dès l’école primaire qu’ils doivent développer leurs forces, miser sur leurs passions. Renforcer leur sentiment de confiance en leurs moyens, ajouter des classes de développement personnel où le jeune apprend à développer son plein potentiel (et peut-être l’entrepreneur en lui).

 

 

Entrepreneur est-ce inné ou cela se développe?


Je pense que les entrepreneurs ont une fibre d’entrepreneur à l’intérieur d’eux. Un désir de développer quelque chose de nouveau, un désir de partager leurs forces, leurs connaissances avec ceux qui en ont besoin. Après reste à voir si la personne qui possède cette fibre la développe dans sa vie, a les moyens pour laisser tomber les barrières et sauter dans l’univers de entrepreneuriat.

 

En conclusion

Le parcours de Marie-Eve nous démontre qu’il est possible de réaliser ses rêves lorsqu’on y croit vraiment et que nous sommes passionnés. Comme elle le dit si bien : suivez vos intuitions et foncez dans le tas !

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Entrevue d’entrepreneure – Marilou – Trois fois par jour


Marilou - Trois fois par jour | Studio Grafik

Crédit photo : Sarah Babineau

Nous vous invitons aujourd’hui à découvrir la femme d’affaires derrière l’entreprise Trois fois par jour-Marilou.

 

Trois fois par jour est née le 10 avril 2013 de l’esprit de Marilou et d’Alexandre Champagne. Ayant vaincu son combat contre un trouble du comportement alimentaire, Marilou souhaitait partager son amour pour la cuisine et inspirer les autres en prônant l’équilibre à travers le plaisir de bien manger. L’objectif principal du blogue culinaire qu’ils venaient de créer s’est donc imposé de lui-même : transformer, pour le mieux, la relation des gens avec la nourriture.

 

Aujourd’hui, Marilou est seule aux commandes de Trois fois par jour, mais la mission de l’entreprise est toujours la même et les valeurs de base demeurent inchangées.

 

Avec une quinzaine d’employés, Trois fois par jour crée du contenu original pour son site Internet, produit un magazine offert en 6 numéros par année, gère les opérations d’une boutique en ligne bien établie, porte à terme des projets de toutes sortes avec ses partenaires d’affaires, et s’assure d’entretenir des interactions de qualité avec une communauté virtuelle très engagée sur une multitude de plateformes sociales.

 

En plus des opérations quotidiennes, l’équipe s’affaire à l’édition d’un troisième livre de recettes, au tournage d’une émission de télévision et à l’établissement des bases d’une fondation qui servira de moteur d’implication sociale afin de réaliser pleinement la mission de l’entreprise. (Source : Trois fois par jour)

 

Comment êtes-vous devenue entrepreneure?

Je crois que l’on devient entrepreneure à partir du moment où l’on a un projet ou une idée et que l’on met les efforts pour les réaliser. Je crois que nous avons tous le potentiel de devenir entrepreneur, mais je pense que cela nécessite malgré tout des qualités spécifiques. Ce n’est pas tout le monde qui est prêt à vivre avec le risque de ne pas avoir un emploi certain avec un salaire fixe.

 

Est-ce que selon toi, tu te destinais à être entrepreneure?

Je crois que j’ai toujours été entreprenante. C’était d’ailleurs ce que je trouvais le plus difficile dans le milieu de la musique, où j’œuvrais avant, car je ne pouvais pas avoir un contrôle sur tous les aspects du processus. Donc, je pense l’être devenue officiellement avec le temps, mais que je l’ai toujours été de par mon caractère. J’avais besoin de cette liberté, cette latitude de pouvoir réaliser un projet sans avoir de limite extérieure.

 

Quelle est ta plus grande fierté en tant qu’entrepreneure?

Je suis premièrement fière de l’équilibre que je développe chaque jour entre ma vie personnelle et mon entreprise. Ensuite, je dirais que je suis fière de ma définition du succès. En effet, le succès pour moi ne se mesure pas seulement aux chiffres d’affaires et au nombre de livres vendus, mais plus au niveau humain. Par exemple, le fait de pouvoir dire que je crée de l’emploi, que les gens avec qui je travaille sont heureux et que mon environnement de travail est propice à la créativité, au bonheur, à l’écoute et au respect.

 

Je suis donc fière d’avoir prouvé qu’il est possible de ne pas faire de compromis sur nos valeurs et d’avoir une entreprise viable en même temps.

 

Quel a été ton plus grand défi à ce jour en affaires?

Au début, je dirais que c’était de suivre la croissance, qui était vraiment exponentielle. En ce qui a trait à aujourd’hui, je dirais que c’est de conserver cela tout en me détachant de la marque de l’entreprise. Je vise pour le futur que Trois fois par jour existe sans moi. C’est donc pour moi un gros défi en ce moment que les gens reconnaissent Trois fois par jour et non Marilou de Trois fois par jour.

 

Je vais devoir simplement être créative pour me détacher de mon titre de porte-parole de l’entreprise sans en dénaturer la marque. Je peux déjà voir des résultats, par exemple avec le magazine, lequel fonctionne bien malgré ne plus être aussi présente visuellement.

 

Quel conseil donnerais-tu à un/une entrepreneur(e) qui veut se partir en affaires?

Je crois qu’à la base, il faut avoir un désir sincère de se partir en affaires. Je pense que de se forcer à trouver une idée pour se partir en affaires ne va pas nécessairement fonctionner à long terme. En contrepartie, je suis convaincue que lorsque l’on croit vraiment en quelque chose et que l’on est sincère, nous sommes prêts à affronter toutes les choses. De plus, lorsque nous avons notre entreprise à cœur, nous n’avons pas à « vendre » celle-ci; le fait d’en parler fait le travail en soi, tout simplement.

 

Je pense qu’au-delà d’un plan marketing et de la publicité, la meilleure façon que j’ai trouvé pour faire connaître Trois fois par jour c’est d’en parler avec cœur et sincérité et cela devient contagieux autour de nous. Les gens ont donc envie de nous suivre.

 

Si tu avais à nommer un entrepreneur qui a eu un gros impact dans ton parcours, qui serait cette personne?

En fait, je n’ai pas d’entrepreneur précisément. Je dirais plus que ce qui a eu un impact dans ma vie d’entrepreneure sont les discussions que j’ai eues avec des entrepreneurs avec qui je n’étais pas d’accord. Par exemple, lors de la mise en marché de mon magazine, on me déconseillait fortement de ne pas mettre de publicité. Par contre, pour moi entre le bonheur du consommateur face à mon produit et le fait de faire plus d’argent avec celui-ci, le choix était simple : j’aimais mieux privilégier le client que l’aspect financier.

 

En effet, ce sont plus des débats et des rencontres de ce genre qui m’ont confirmé que je faisais la bonne chose.

 

Quelles sont les difficultés que tu as rencontrées dans ton parcours d’entrepreneure?

Je pense que de concilier l’aspect travail-famille est un défi. Pour moi, c’était par contre un aspect prioritaire dans ma vie. Je ne voulais pas être en affaires au détriment de ma famille. Par exemple, et bien que mon horaire soit très chargé, je termine mes journées de travail à 15 heures pour passer du temps avec ma fille.

 

Un autre défi que j’ai eu à surmonter fut celui de vivre un divorce en étant une femme d’affaires. Par contre, le fait d’être entrepreneure m’a étrangement permis de jongler avec mon horaire et de mieux passer à travers. Pour certaines personnes, cela aurait été une pression immense, mais pour moi, d’être responsable de mes propres décisions m’a enlevé un très gros stress.

 

Un autre défi que je dois surmonter depuis le début est que je ne peux pas plaire à tout le monde. Bien que je sois au contrôle de mon entreprise, la vie réserve souvent des situations qui font que je ne peux pas consacrer assez de temps à certains dossiers ou être présente lors de certaines réunions. Je dois travailler à accepter cela. Je me dis que je ne suis pas parfaite et que cela fait partie de la vie !

 

Nous vous invitons à découvrir le tout dernier magazine de Trois fois par jour.

 

Magazine Trois fois par jour | Studio Grafik

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Entrevue d’entrepreneur – Yvan Martineau


Entrevue Yvan Martineau | Studio Grafik

 

Yvan Martineau, animateur à TVA et TVA sport ainsi que chroniqueur à l’émission Salut Bonjour et à la radio au 98.5 fm nous parle dans cette entrevue de son parcours de vie, de journaliste pour les Canadiens de Montréal à entrepreneur.

 

Comment en êtes-vous venu à vouloir devenir entrepreneur ?

Dans le milieu du journalisme, il faut dire premièrement qu’il est difficile de posséder un emploi à temps plein. Cela nous emmène très souvent à se donner des allures de travailleur autonome ou de pigiste. On doit donc dès le départ apprendre à se vendre et se faire une niche dans le milieu.

 

Cependant, c’est dans les dernières années où je travaillais pour le réseau de télévision TQS, que cela est devenu plus évident. Comme je suis allergique à la routine, j’étais toujours en train de développer des projets. J’ai alors eu l’idée de réaliser un documentaire qui avait pour but le suivit d’un groupe de québécois lors de leur ascension du mont Everest. Cela m’a vraiment donné des ailes, car j’étais en charge de tout (gestion du projet, commanditaires, fonctionnement, etc.). De plus, contre toutes attentes, nous avons gagné le prix Gemmaux de la meilleure émission sportive de l’année.

 

J’ai donc enchaîné par la suite plusieurs projets comme «  la France à vélo », qui a donné suite à « l’Amérique à vélo » sur le canal Évasion. À la suite de la faillite de TQS en 2009, j’ai même refusé des emplois à temps plein, car j’ai décidé de vivre de ma passion du plein-air. Depuis, les projets autant à la télévision qu’à la radio s’enchainent et je ne regrette en rien ma décision. De plus, puisque je peux travailler principalement de la maison, cela me permet donc de passer plus de temps avec ma conjointe.  À l’approche de ma retraite cela me rend plus qu’heureux.

 

Quelle difficulté avez-vous rencontrée lors de votre parcours entrepreneurial ?

Je dirais que le financement des projets est toujours un grand défi, mais je ne peux pas dire que je peux appeler cela un défi. En effet, en me dirigeant vers la réalisation de mes propres projets, j’étais conscient de ce qui m’attendait. Je crois que devant cela,  il ne faut tout simplement pas se décourager et constamment faire des suivis avec les gens avec qui on discute. Il ne faut pas se fier seulement à notre notoriété et notre passé pour se dire que le téléphone va sonner, ou que ce sera facile de réaliser un nouveau projet. Comme les décideurs sont pris dans un tourbillon et bien qu’un de mes projets était retenu années après années, j’ai dû constamment représenter mes idées, mes projets pour réussir.

 

Quel est votre plus grande fierté en tant qu’entrepreneur?

Premièrement, je dirais les amitiés que je tisse au fil des années. Deuxièmement, je dirais d’avoir convaincu des décideurs au niveau des médias et des commanditaires de prendre part à mes projets. En n’étant pas dans la réalisation de projet sur le sport, disons « traditionnel », mais plutôt dans des sports comme le vélo et prônant les saines habitudes de vie, d’avoir réussir à faire ma place est une grande fierté.

 

Je suis extrêmement fier des valeurs que je véhicule à travers les projets que je réalise. De donner le goût aux gens de voyager, de faire du cyclo tourisme et de découvrir de nouveaux endroits me rend très heureux.

 

Si vous aviez un conseil à donner à un jeune entrepreneur ce serait quoi ?

Je dirais de ne pas avoir peur de poser des questions, de s’inscrire à un programme de mentorat, d’être curieux et d’essayer d’élargir ses horizons. Souvent lorsque l’on est jeune nous avons ce côté têtu, cette fougue qui est très importante, mais c’est très sage de dire que même si l’on est convaincu de notre idée, d’aller consulter un mentor. Tout à coup qu’en faisant cela, vous trouviez LA petite chose qui fait toute la différence.

 

De plus, il est bon de faire la sourde d’oreille aux gens de notre entourage qui on ce côté négatif face à nos idées. Je crois aussi, qu’ironiquement qu’il faut faire attention aux « conseils ». Car, aujourd’hui les façons de faire notre marque, de se faire connaître peuvent être très différentes de l’époque. Il est donc important de prendre les conseils de nos mentors et de voir à les appliquer à notre réalité d’aujourd’hui.

 

Quoi qu’il en soit, un conseil qui ne peut pas se démoder est d’être entêté envers ses objectifs et de passer à l’action.

 

Si vous aviez un livre à conseiller à un entrepreneur ce serait quoi ?

J’ai eu le privilège de connaitre à mes débuts un homme qui m’a beaucoup aidé dans ma carrière. Il m’a d’ailleurs fait cadeau d’un livre que je consulte depuis des années soit « Le plus grand vendeur du monde » d’Og Mandino. Ce livre m’a beaucoup servi et m’a beaucoup inspiré. Pour moi ce fut un bouquin qui a eu une très grande importance dans ma carrière. Sinon il y a quelques livres du Dalai Lama qui sont très intéressant en ce qui à trait à la sagesse et l’art du bonheur.

 

Je conseille aussi un livre qui se nomme « Good to great » de Jim Collins. Il y fait la différence entre les gens qui sont bons et ceux qui sont extraordinaires. Une autre catégorie de livre que j’affectionne particulièrement s’avère être les biographies. L’une des plus inspirantes que j’ai eu à lire dans ma vie est celle de Normand Bethune (The Scalpel, the Sword: The Story of Doctor Norman Bethune). Ce livre relate l’histoire un médecin canadien qui dut aller à la guerre, qui a inventé les transfusions sanguines réalisées au front et qui c’est aussi battu pour obtenir les soins de santé gratuit au Québec.